LA MYTHOLOGIE DU XXIeme SIECLE ?!

On lit souvent que le Super-héros constitue une sorte de nouvelle mythologie du XXe siècle avec toutes les métaphores et les peurs que celle-ci peut comporter…

Une mythologie américaine, moderne et à ce titre, elle évolue en même temps et de la même façon que la société à laquelle elle se rapporte.

Voilà qui fait peur!

Car le mythe du surhomme en collant perdu son lustre, sa naïveté et sa fraîcheur…

Je dis ça en tant qu’amoureux du genre et je veux dire que je raisonne pas en passéïste. Je suis juste triste. les scénarii sont bien mieux écrits, plus construits et souvent plus habiles et plus dramatiques que pas mal d’oeuvres « franco-belges » bien que ces derniers s’en défendent. Pourtant, comme dans la littérature populaire(pulp), beaucoup de poésie et d’imagination ont été sacrifiées sur l’autel du réalisme.

Mais c’est normal! La télévision, les journaux nous ont imposés un nouveau fantasme du réalisme en tout cas visuel auquel il faut coller. C’est ainsi que la plupart des costumes bigarrés des BD ne résistent pas à l’écran lors des adaptations cinéma. seuls Spider-man et Superman pourtant aussi ridicules que les autre imposent leurs images. Ce sont de ce point de vue de vraies icônes.

Naturellement, les comics suivent la tendances de notre époque comme ils l’ont toujours fait. Nous pouvons prendre ainsi le pouls de l’évolution qu’ont pu prendre nos sociétés depuis les années quarante. C’est ça qui me rend triste.

Nous observons une « people-isation » du héros. Fini les allusions, on assiste comme des voyeurs a la vie sexuelle et aux secrets intimes pas forcément intéressants mais « choquants » de la vie des des personnages. La santé est devenu une préoccupation récurrente, aussi voit-on des métaphores du sida comme le virus « legacy » et les différents protagonistes s’arrêtent tous de fumer sauf les vilains (Hitler était végé les mecs…). Exit dans les X-men la métaphore Martin Luther King/ Malcolm X que représentaient Xavier et Magnéto. C’est aujourd’hui la description du mécanisme du communautarisme et de la contre-culture. On ne se mélange plus maintenant, l’Idéal a perdu…
Les équipes fonctionnent de façon de plus en plus complexes. Elles sont confrontées à la corruption parfois même de leurs membres ou de leurs alliés. Elles subissent les événements et interviennent après des attentats de plus en plus meurtriers pour ramasser les morceaux et pleurer les disparus. En un mot, elles sont inefficaces comme des institutions chancelantes: nos institutions, nos polices, nos armées, nos guerre, notre Justice. Les gouvernements  sont malveillants jusqu’à Lex Luthor qui devint un temps président des USA la même année que George Bush. Ils induisent la nécessité incontestable du compromis et du Statut quo. De gigantesques organismes supra nationaux comme Checkmate ou le SHIELD contrôlent tout se qui se passe. La seule alternative étant la clandestinité assimilée à la délinquance comme chez les New warriors de Marvel. Car enfin le spectre du fascisme s’infiltre peu à peu.

Les héros actuels sont répressifs et paramilitaires. hélas comme les vilains d’autrefois. une idée comme Civil War vient de là.

Ces histoires continuent à parler de nos peurs mais L’idéal de départ n’en finit pas de crever. La nouvelle génération d’auteur, moins dupe ne peut départir d’une certaine ironie à l’égard du mythe original, mais parvient toutefois à rénover le concept en l’adaptant à nos temps avec talent. Parmi eux, certains nostalgiques *résistent et dissimulent l’héroïsme devenu underground jusqu’a ce qu’il renaisse de ses cendres…

Comme le phénix !

Nous Attendons.

* Robert Kirkman dans INVINCIBLE, Joe Casey dans GODLAND, Alan Moore avec TOM STRONG ou encore Grant Morrisson dans ALL STAR-SUPERMAN.

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Eddy Écrit par :

Un commentaire

  1. […] les articles LA MYTHOLOGIE DU XXIeme SIECLE ?! et NO MORE HEROES ANYMORE, Eddy souligne certains aspects négatifs de l’évolution de nos […]

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