DAREDEVIL THE TOP 10

 Si l’on se plie à l’exercice de rassembler les meilleures aventures du diable rouge de Marvel, force nous est de constater que ce sont tous des récits inscrits dans une gigantesque fresque chronologique et que pour la saisir,rien ne sert de selectionner les 3 meilleurs de peur de perdre un éventuel nouveau lecteur. Or cette liste est conçue éventuellement pour celui qui voudrait se familiariser avec l’univers bien particulier du gardien de Hell’s Kitchen (un quartier de New York). J’ai donc décidé de les présenter selon un ordre chronologique le plus cohérent possible.

1- Daredevil The Man without fear Par Frank Miller et John Romita Jr

 

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Cette mini-série retrace donc les origines de Matt Murdock, élevé par un boxeur minable, dans un quartier minable. Comble de tout, il devient aveugle suit à un accident. De son enfance grise, à son aprentissage tout en passant par ses amours, revivez dans une belle épopée emplie de vengeance, l’histoire d’une vocation: celle de rendre la justice à ceux qu’elle a abandonnés.  Je le préfère largement à DAREDEVIL YELLOW pourtant sublime graphiquement grâce aux lavis de Tim Sale, mais qu’est ce que c’est lourdingue. Disponible dans DAREDEVIL ICONS 3.

2- Daredevil : Marked For death par Roger Mc Kenzie et Frank Miller

Frank Miller vient de débarquer sur la tête à corne, et déjà un ton et un découpage révolutionnaire va le faire entrer dans la légende.  Les criminels de New York engagent le Tireur pour se débarasser du héros. Courses-poursuites, combats épiques et rythme haletant sont les ingrédients d’un volume Vintage qui n’a pas pris une ride. Malheureusement, c’est indisponible en  France ou alors il faut avoir de vieux Stranges.

3- Daredevil : Gangwar Par Frank Miller et Klaus Janson

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Frank Miller cette fois écrit, on est clairement monté un cran au dessus. Ce volume narre le retour aux affaires d’un Caïd repenti. Tragique et violent, chaque épisode contenu est une explosion graphique de chaque page.  Incroyable et virtuose. Le terreau où prendra racine les futurs épisodes de Brian Bendis et surtout la série TV Netflix.  Disponible en France dans le premier volume des intégrales Panini.

4- Daredevil Love and War Par Frank Miller et Bill Scienkiewicz

 La collection Graphic Novel servait à Marvel pour produire des oeuvres un peu plus ambitieuses que dans leurs petits fascicules mensuels. Celui-ci en est une preuve flagrante. Ici Miller reste en retrait pour que le graphisme de Scienkiewicz explose. C’est autant du Klimt que du Gene Colan. Avant la peinture informatique, la couleur directe faisait ses premières armes avec des trucs comme ça. Le caïd kidnappe l’épouse d’un psychiatre afin que celui ci puisse soigner sa femme bien atteinte. Criminels pathétiques, Tueurs junkies sont les ingrédients d’une oeuvre dense ouvrant la voie à la prochaine série Elektra assassin des mêmes auteurs. Trouvable dans l’un des 3 ICONS de daredevil chez Panini.

5- Daredevil : Born again par Frank Miller et David Mazzuchelli

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Miller a réinventé le personnage, il va le détruire. A l’image du caïd qui décide de briser sa vie, l’auteur va se déchaîner dessus. Cette saga qui sans doute la meilleure histoire de Daredevil de tous les temps, va nous démontrer à quel point il est instable et violent poussé dans ces derniers retranchements. C’est finalement dans son vieux quartier qu’il va se retrouver et puiser la force de recommencer une nouvelle vie. Mazzuchelli nous livre les planches les plus délirantes dans la description d’hommes et de femmes deséspérés. Mais voilà un homme sans espoir devient rééllement un homme sans peur. Disponble dans Daredevil ICONS 3.

 

6- Daredevil : Typhoid Mary par Ann Nocenti et John Romita Jr

 

Ann Nocenti a l’intelligence de reprendre les éléments de Miller à son comte. Avec John Romita Jr , elle va redonner de la grandeur à Daredevil toujours aussi torturé mais encore ajouter d’autres failles à Matt. Il est ici subjugé par une mutante schyzophrène appellée Typhoid Mary. Il se consummera dans cette passion violente et foutra de nouveau sa vie en l’air.

7- Daredevil : the Guardian Devil : par Kevin Smith et Joe Quesada

 Kevin Smith cinéaste pour Geeks, reprend l’intrépide Daredevil pour lui offrir une bonne synthèse de son histoire. Comme si tout avait finalement mené à ça. Son enfance, sa foi, sa fragilité émotionnelle et sa violence naturelle s’entrecroisent dans une intrigue dont le grotesque n’égale que son machiavélisme. Dispo partout en select Panini.

8- Daredvil : Underboss/Out Par Brian Bendis et Alex Maalev

Brian Bendis joue les hommages aux épisodes de Frank Miller. Son écriture sonne juste dans la dépiction du monde du crime. C’est à ce nouveau réalisme qu’il confronte les personnages habitués à un monde coloré et naïf. Ici, point de pitié, point d’héroïsme. Les nouveaux venus ne respectent rien, ils vendent même l’identité de Matt aux tabloïds. Sombre cette histoire adopte une narration non linéaire sans jamais perdre son lecteur. Jamais Bendis n’a été aussi bon. bientôt disponible en select Panini.

9- Daredevil The Devil in block D par Ed Brubaker et Michael Lark

 Remake inavoué de Born Again, Matt est cette fois plongé en prison dans les mêmes quartiers que le caïd qui l’avait coulé avec lui. Il devra donc tour à tour s’allier avec le Punisher contre tous ceux qui veulent sa peau. Et puis il faut avouer que Matt n’est plus très sain d’esprit après tout ce qui lui est tombé sur la tronche. Comment va-t il s’en sortir et surtout dans quel état? Une nouvelle plongée en enfer pour un ange aux ailes briseés. Ed Brubaker écrit divinement. Michael Lark reste dans le ton de ses prédécésseurs mais encore mieux.

 

 

10-Here comes Daredevil par Mark Waid, Paolo Rivera et Marcos Martin

 

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Matt Murdock est allé au bout de sa dépression, il a touché le fond et ne peut aller plus loin. Le rubicon est franchi. Le héros aveugle se ressource donc un peu à la campagne avant de revenir, décompléxé, assumant enfin son identité, son costume, en un mot sa vie. Son vieux pote Foggy émet déjà quelques doutes, mais emportés dansun tourbillon d’aventures super héroïques, ils n’ont pas vraiment le temps de faire le point. Mark Waid réussit le tour de force de ramener Matt à ses racines 60’s-70’s tout en faisant un grand écart réussi entre les ères Gene Colan ( pour l’ambiance), Frank Miller (pour la virtuosité graphique) et Brian Bendis (pour la psychologie des personnages). Il s’appuie sur un duo de dessinateurs hyper-dynamiques formé par Paolo Rivera et Marcos martin carrément en Etat de grâce. Il amène aussi tout un bestiaire inhabituel (Klaw, Spot, L’Homme Taupe) et fait souffler un vent de fraicheur bienvenue sur le démon hell’s Kitchen.

 

Liste subsidiaire:

 

                                 11- Daredevil Last rites par Dan G Chichester et Lee Weeks

Epilogue verbeux de Born Again et découverte de Lee Weeks

 

                                12- Daredevil Fall From Grace par Dan G Chichester et Scott Mac Daniel

La première fois que l’identité de Matt fut révélée, Très urbain, sombre et plein de caméos. Le brouillon de Bendis et un Scott Mac Daniel en pleine explosion de son style.

 

                                 13-Daredevil Parts of a hole par David Mack, Joe Quesada et Luke Ross.

David Mack sur DD, c’est à lire on est presque dans le srapbooking

 

                                14- Daredevil volume 5 par Mark  Waid et Chris Samnee

première conclusion dantesque dansle run de Waid, un nouvel ennemi et un ancien.  

                                                .

                              15-  Daredevil End of Days par Brian Bendis, David Mack, Bill Scienkiewicz et Klaus Janson

La recette Dark Knight appliqué à DD avec le person fétiche de Bendis: Ben Urich

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Eddy Écrit par :

Un commentaire

  1. 22 octobre 2012

    15- Daredevil Parts of a hole par David Mack, Joe Quesada et Luke Ross.
    (…)
    99- Shadowlands par Andy Diggle et Billy Tan.

    Je plaisante, rien que pour le passage où Ghost Rider demande un service à Dieu, Shadowlands mérite la 87ème place.

    Ce qui me fait réaliser que des Daredevils, je n’en ai pas lu tant que ça. Je prends note de ta liste pour plus tard!

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