BATMAN/SUPERMAN THE TOP 5

L’association terre/mer, sucré/salé, Pile et Face, le monde est rempli de métaphores pour désigner l’association par opposition. Quels autres personnages symboliseraient mieux ce contraste que Superman, l’alien aérien surpuissant et Batman, le terrien sans pouvoir et rattrappé constamment par la gravité ? Leurs aventures communes ont souvent de parfum de rivalité/amitié, conivence/ méfiance. Batman sert la main du kryptonnien tout en gardant une bague de kryptonnite dans un coffre en plomb. Il se bat à ses cotés et dresse la liste de ses faiblesse. Ces Rox et Roucky partagent une amitié sans tache, sachant qu’un beau jour tout ce qui les réunit les ménera à l’affrontement comme ce dernier épisode de Dark Knight dantesque. Souvent mis en scène au sein de la ligue de Justice, il sont parfois partagé l’affiche ensemble pour atteindre des sommets:

1- World’s Finest par dave Gibbons et Steve Rude

Couv_190184

 

Commencons bien evidemment par le chef d’oeuvre absolu. Dave Gibbons troque ici sa casquette de dessinateur contre celle de scénariste. Il voue un amour immense aux personnages et va sans cesse les oppsoser. Leurs villes d’abord, leurs cauchemars ensuite et évidemment leurs ennemis. Le Joker et Luthor las de prendre des vestes, décident d’échanger leurs territoires. Les héros vont forcément répondre mais tout ne tient pas que sur cela. Un orphelinat aux faubourgs de Gotham fait office de lieu neutre où tous les acteurs vont finalement se percuter dans un certain chaos. Graphiquement, Vous aurez l’occasion de faire connaissance avec Steve Rude qui se fait trop rare. C’est un fan de la première heure et il n’aura de cesse de rendre hommage à Dick Sprang et Alex Toth pour Batman et à Curt Swan et au dessin animé des frères Fleisher pour Superman. Il dessine donc dans une ambiance délicieusement rétro des cheveux gominés, des immeubles art-déco. C’est sensationnel. A cet égard, les doubles pages de quai de gares de Metropolis et de Gotham achèvent de nous convaincre que l’artiste s’est défoncé pour rendre les spécificités des deux personnages, leurs univers, leurs décors. Dispo chez URBAN.

2- Batman/Superman: Generations par John Byrne

John Byrne, l’homme qui a régné sur les super-héros dans les années 80 (avec un nombre de pages qui ferait rougir de honte tous ces Coipel, Cheung et autres feignasses du pinceau), fabrique un univers tout seul comme un grand autour de ces deux figures. Le concept? Le temps se déroule normalement. Bruce Wayne et Clark Kent ont débuté en 1939 et depuis leurs lignées se croisent au gré des deux guerres mondiales, du Watergate, du conflit au Viet-nam etc.. jusqu’en 2000 et des brouettes. Le tour de force? Recaser tous les costumes des deux héros à travers les modes ainsi que l’atmosphère particulière à chaque période. De la naïveté et l’optimisme scientifique des années 50 jusqu’à la désillusion violente des années 80. Au finish, une saga familiale hors du commun et une multitudes de clins d’oeils. John Byrne rules mais ça on vous l’a déjà dit non? Inédit en VF

(spécial dédicace à JB, niark niark!)

3- Legends of the World’s Finest par Walt Simonson et Dan Brereton

Le scénario de Walter Simonson se met au service de la peinture de Dan Brereton à l’opposée de celle d’un Alex Ross très Norman Rockwell. Inégalable lorsqu’il s’agit de rendre cauchemarderque ou inquiétant un visage, ce dernier illustre une histoire dans laquelle un couple de Démons vaudous s’amusent à échanger les traumas des deux protagonnistes. Il est amusant de de voir comment Superman réagit au deuil imaginaire de ses parents morts par balle. Les héros, car c’est dans leur nature vont parvenir à dépasser cela au terme d’un conflit psychologique autant que physique jouant une fois de plus sur leur opposition totale. Ensemble, ils sont donc à ce titre, imbattables.

4- Trinity par Matt Wagner

Je triche un peu, mais dans l’ensemble on s’y retrouve. On Met simplement entre les deux hommes une sorte d’arbitre, et quel arbitre: Wonder Woman en personne. Si elle avoue très vite beaucoup de points communs avec l’homme d’acier, La chauve-souris de Gotham ne lui inspire que du mépris. Il n’est pour elle q’une démonstration vivante qu’il faut se méfier de la gente masculine. Violent, sombre, grossier et cachotier, il est l’antithèse de l’utopie des amazones. Mais ce sera par son entremise qu’elle pourra comprendre le monde des humains. Superman et Batman se connaissent déjà et se respectent mutuellement. Ils utilisent leurs forces respectives pour régler les conflits mais avec cette femme entre eux, sauront-ils prendre de nouveaux repères? Matt Wagner livre comme à son habitude une boulot iconique du même tonneau-bien que plus grossier-que Steve Rude cité plus haut. Edité par Panini non dispo à ce jour.

5- Public Ennemies par Joeph Loeb et Ed Mac Guiness

Bienvenu dans le monde du pop-corn!! Les deux plus gros noms de chez DC sur un même titre, fallait pas sortir de Saint-Cyr pour deviner que ce serait vendeur. Une série prend donc les éléments précédents comme socle pour en faire un titre à part entière. Lex Luthor est devenu le président des états-unis et entant que tel, il en a un peu assez de voir ces deux zigotos super-balèzes lui ruiser régulièrement ses plans. Il met donc leurs têtes à prix après leur avoir tendu un piège donc il a le secret. La moitié des super-héros des Etats-Unis leur courent donc après. c’est oublier un peu vite qu’ils ont de la ressource et un copain japonais constructeur de robots géants. Un pur délire mis en image par un Mac Guiness qu s’amuse franchement. Ma foi que demande le peuple? Dans mon oreillette, un grincheux me dit que ça n’est pas du Alan Moore tout ça… C’est sûr! Mais le fun chez Alan Moore… Curieusement URBAN va le publier début 2016

Archives

Eddy Écrit par :

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Combien font... *